Comme tous les doctorants contractuels avec mission d’enseignement à Aix-Marseille Université, je suis la formation « Apprentissage et pratiques d’enseignement : Méthodes, outils numériques et IA », délivrée par Emeline Roy, Patrice Laisney et Stéphanie Léon. Dernièrement, elle a été l’occasion, pour moi, de faire un constat positif que je souhaiterais partager avec vous aujourd’hui.

Dans le cadre de cette formation, nous avons effectué une évaluation diagnostique des participants (groupe 3). Pour cela, nous avons eu recours au format du « World Café ». Le principe est simple. Nous organisons la classe en îlots. Chaque îlot se voit attribuer

  • Un sujet de conversation (inclusion, évaluation, etc). Nous l’appellerons le thème de l’îlot.
  • Un participant ou une participante. Nous l’appellerons le résident ou la résidente de l’îlot.

Les autres participants et participantes passent du temps sur chaque îlot pour discuter de son thème. Leurs idées sont récoltées par le résident ou la résidente qui les note sur des posters. En observant les points qui ont été abordés, nous pouvons identifier ceux qui nécessitent une réflexion.

L’un des îlots avaient comme thème l’inclusion. Voici les posters réalisés sur cet îlot.

En tant que résidente échouée sur mon îlot, j’ai pu constater une promotion de doctorants informée et perspicace. En effet, les points cruciaux ont été abordés :

  • Définition de l’inclusion comme étant, entre autres, une adaptation de l’université aux différents groupes parmi les étudiants et étudiantes
  • Identification des groupes qui pourraient être victimes d’un manque d’inclusion
  • Les enjeux d’un enseignement inclusif
  • Les obstacles à l’inclusivité complète de l’université et certains moyens d’y remédier
  • Les décideurs et décideuses qui peuvent mettre en place ces solutions, les limites que ces personnes pourraient rencontrer

Je ne peux que promouvoir la mise en place d’autres « World Cafés » dans d’autres contextes. Pour tendre vers un enseignement, une recherche, une science plus inclusifs, il est possible de commencer par une initiative à petite échelle. Il pourrait s’agir, par exemple, de récolter la vision de nos étudiants et étudiantes, de nos collègues grâce à un « World Café » et d’analyser cette vision.